Micro-entreprise : plafonds, cotisations et TVA en 2026

Micro-entreprise en 2026 : plafonds de chiffre d'affaires, calcul des cotisations, franchise de TVA et limites du régime. Le guide clair pour bien démarrer.

La micro-entreprise, anciennement auto-entrepreneur, est la porte d’entrée la plus simple vers l’entrepreneuriat en France. Création en quelques minutes, comptabilité allégée, cotisations proportionnelles au chiffre d’affaires : c’est idéal pour tester une activité sans s’engager lourdement. Mais ce régime a des plafonds et des limites qu’il faut connaître. Voici l’essentiel sur la micro-entreprise en 2026. Présentation pédagogique : valide ta situation sur les sources officielles. Si ton activité grandit, compare ensuite avec les statuts de société dans notre article SASU ou EURL.

La micro-entreprise, c’est quoi exactement ?

La micro-entreprise n’est pas une forme juridique à part, mais un régime simplifié applicable à l’entreprise individuelle. Son atout majeur est la simplicité : pas de bilan comptable complexe, une déclaration de chiffre d’affaires mensuelle ou trimestrielle, et des cotisations calculées automatiquement.

Cette légèreté administrative en fait le choix par défaut pour démarrer une activité de services, de conseil, d’artisanat ou de vente, seul et sans gros investissements. Tu peux la créer en parallèle d’un emploi salarié, ce qui permet de tester un projet sans tout quitter.

Les plafonds de chiffre d’affaires

Le régime est plafonné. Il existe deux seuils annuels de chiffre d’affaires : un pour les prestations de services et un, plus élevé, pour la vente de marchandises. Tant que ton CA reste sous ces plafonds, tu bénéficies du régime micro. Au-delà, et de façon durable, tu dois changer de régime.

Ces montants sont revalorisés périodiquement, donc évite de retenir un chiffre figé : consulte les seuils en vigueur sur urssaf.fr. L’idée à retenir est qu’il existe un plafond, et qu’il faut surveiller son CA pour anticiper la bascule.

Cotisations et fiscalité : simple mais sur le CA brut

Les cotisations sociales se calculent en appliquant un pourcentage à ton chiffre d’affaires encaissé. Ce taux dépend de la nature de l’activité, plus élevé pour les services que pour la vente. Tu peux aussi opter, sous conditions de revenu, pour le versement libératoire de l’impôt sur le revenu, qui prélève l’impôt en même temps que les cotisations.

Le point crucial : tu cotises sur le chiffre d’affaires brut, sans déduire tes charges réelles. Un abattement forfaitaire est appliqué pour l’impôt, mais si tes dépenses professionnelles sont importantes (achats, sous-traitance, matériel), le régime micro devient vite désavantageux par rapport à une société à l’IS.

TVA : la franchise en base et ses limites

Au démarrage, la plupart des micro-entrepreneurs bénéficient de la franchise en base de TVA : tu ne factures pas la TVA à tes clients et tu ne la récupères pas sur tes achats. C’est simple et avantageux quand tes clients sont des particuliers.

Mais cette franchise a ses propres seuils. Si tu les dépasses, tu deviens redevable de la TVA, avec l’obligation de la facturer et de la déclarer. Les seuils de TVA évoluent et font régulièrement l’objet d’ajustements : confirme-les sur impots.gouv.fr. Anticiper ce passage évite les mauvaises surprises.

Micro-entreprise : pour qui, et jusqu’à quand ?

La micro-entreprise est parfaite pour tester une idée, exercer une activité d’appoint, ou se lancer seul avec peu de charges. C’est un tremplin, pas forcément une destination finale. Dès que ton activité décolle, que tes charges grimpent ou que tu veux une meilleure protection sociale, il devient pertinent de basculer vers une EURL ou une SASU.

Pour bien gérer ta micro dès le départ, un bon outil fait gagner un temps précieux : vois notre guide pour choisir son logiciel de comptabilité, et explore nos guides pour aller plus loin.

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FAQ

Quels sont les plafonds de la micro-entreprise ?

Il existe deux plafonds de chiffre d’affaires annuel : un pour les prestations de services et un, plus élevé, pour la vente de marchandises. Ces seuils sont revalorisés régulièrement : vérifie les montants en vigueur sur urssaf.fr avant de t’engager.

Comment sont calculées les cotisations en micro-entreprise ?

Les cotisations sociales sont un pourcentage du chiffre d’affaires encaissé, qui varie selon l’activité (services ou vente). On cotise sur le CA brut, sans pouvoir déduire ses charges réelles : c’est simple, mais pénalisant si tu as beaucoup de dépenses.

Faut-il facturer la TVA en micro-entreprise ?

Tant que tu restes sous les seuils de la franchise en base de TVA, tu ne factures pas la TVA et ne la récupères pas. Au-delà, tu deviens redevable et dois la facturer. Les seuils évoluent : confirme-les sur impots.gouv.fr.

Peut-on déduire ses charges en micro-entreprise ?

Non. Le régime micro applique un abattement forfaitaire pour frais, mais tu ne déduis pas tes dépenses réelles. Si tes charges sont élevées, une société à l’IS est souvent plus avantageuse.

Quand quitter la micro-entreprise ?

Quand tu dépasses durablement les plafonds, quand tes charges deviennent importantes, ou quand tu veux mieux te protéger socialement ou lever des fonds. On bascule alors vers une EURL ou une SASU.

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